Fier d’un "
Into infinite Obscurity " toujours en passe de
devenir un des grands EP de ce monde ,
Dissection voit sa
popularité grandire évidement grâce à son talent mais aussi à coup de live un
peu partout en Suède . Parallèlement le groupe compose toujours , et son
inventivité semble à peine éclore . L’année 91 vient de se terminer et ces
compositions seront bientôt immortalisées sur bande , en résultera la promo tape
de 1992 intitulée "
The somberlain " . 4 titres . 4 titres qui
suivent le chemin tracé par "
Into infinite Obscurity " ( Ce
qui n’est pas un mal avouons le . ) , à savoir un death metal à la fois puissant
, sombre , suffocant et subtil . Et cette subtilité prendra d’ailleurs plus
d’importance dorénavant . Les compositions font de plus en plus la part belle à
des mélodies pleines de sentiments obscures . Rien de gnagnan ici . On sent déjà
l’ombre du grand
Dissection qui se manifeste et entend bien
faire régner sa force .
Cette promo tape contient donc les titres suivants
:
Frozen . Que chaque fan apprendra à considérer comme un
classique après une éducation en bonne et due forme . Ce titre nous fait
découvrir pour la première fois dans la carrière de
Dissection
ces fameux riffs d’intro aux deux lignes de guitares bien
distinctes mais au combien efficaces pour nos petites oreilles encore
endommagées et flattées par les dégâts du
précédent EP . D’ores et déjà on sait
, après quelques secondes , que
Dissection est ce genre de groupe avec ce quelque chose en
plus . Il ne laisse jamais indifférent . Au fur et à mesure de la progression du
morceau , l’Obscurité creuse son trou à grand coups de riffs noir au possible
sans oublier le coté énergique . En bons musiciens ,
Jon , Peter ,
Ole et
John savent que le majestueux est du en grande
partie à une structure sans failles .
Frozen ne fait pas défaut
à cette règle et les parties mémorables se succèdent au même rythme que les
paroles cultes de
Jon .
In the cold winds of nowhere
est un titre particulier . Autant à mes yeux pour des raisons
personnelles qu’aux yeux de
Jon pour des raisons évidentes .
C’est ici que l’on comprend pourquoi
Dissection fait du metal
of death . La mélancolie est plus grande , et teintée d’une nostalgie ténébreuse
qui se répand avec les notes . Sans oublier de faire du death metal puissant ,
Dissection arrive tout simplement a faire baigner l’auditeur
dans des vortex de sentiments personnels sans paraître gay . Suivra
Feathers fell , encore un classique donc , qui fait suite , si
je puis dire , à l’épisode "
Into infinite Obscurity " sur le
EP du même titre . A savoir un morceau uniquement composé de guitares
acoustiques . ( Il existe différentes versions de cette chanson . Mais cette
première représentation possède également une piste de batterie et des paroles )
.
Mistress of the bleeding sorrow enfonce le clou tout un
laissant une amertume lié à la durée trop courte de cette promo . Cette chanson
s’avère être plus lente , prouvant que les atmosphères morbides règnent en
maître sur le royaume du metal extreme et Satanique . Et non pas les blast beats
insensés . L’atmosphère est nettement plus posée ici , mais d’autant plus
rampante et pernicieuse . Avec ces riffs toujours aussi singuliers , la force
des structures et la maîtrise instrumentale ,
Mistress of the bleeding
sorrow reste , selon moi , un morceau à part dans la discographie de
Dissection . Le mid tempo général permet aux guitares de
s’exprimer pleinement et pas mal de petits solos apparaissent ici et là . La
voix de
Jon est plus déclamée que chantée et dans l’ensemble
cette chanson a un coté … progressif ? J’ose le terme , reste à savoir comment
VOUS allez l’interpréter . Une chose est sûr , peut être qu’au début cette
chanson ne fera pas un effet maximal , mais après plusieurs écoutes attentives
et surtout une volonté de percer son mystère , elle ne sera plus reléguée au
second rang .
Le son quand à lui est on ne peut plus plaisant . Imaginez le
coté underground crado de "
Into infinite Obscurity " avec une
touche de puissance en plus . Le tout étant favorable au bon développement des
ambiances malsaines .
Ici s’achève donc cette promo tape . Promo tape qui
dirigera
Dissection tout droit à son premier contrat
discographique . Plus d’infos dans la prochaine chronique qui ne devrait pas
tarder à arriver …
La cassette ne sera jamais commercialisée mais
uniquement donnée à des amis proches , labels , radios , fanzines afin de
continuer la promo et de décrocher un deal . On aura quand même le plaisir de la
retrouver dans son intégralité sur
The past is alive ( dans le
désordre toutefois ) puis dans les rééditions double CD de
The
somberlain . En conclusion , cette promo tape est le parfait compromis
entre "
Into infinite Obscurity " et l’album "
The
somberlain " .
In the Cold Winds of
Nowhere
Search for my subconscious
Lead me into
myself
A need to discover the dark
A will to enter these gates
Oh, this
temptation
to end this empty life
In my dreams I saw my real side
A
journey through forever
my vision's, O so bright
Watching eternity
open
as I turn out life's light
Oh, this temptation
to leave this
earthly shell
Deep inside, the toll of death's bell
In the cold winds
of nowhere
With a sigh I pass away
Falling, into harmonic
sleep
Then I'll find my prophecies wasn't lies
Falling, into the abyss I
come
I... I am dying
Death does heal me
In the cold winds of
nowhere