STORM OF THE LIGHT'S BANE

TRACKLIST
01. At The Fathomless Depths
02. Night's Blood
03. Unhallowed
04. Where Dead Angels Lie
05. Retribution - Storm Of The
Light's Bane
06. Thorns Of Crimson Death
07. Soulreaper
08. No Dreams Breed In Breathless
Sleep
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Sortie: 1995
Label: Nuclear Blast Records
Durée: 43:16
Enregistré: entre le 17 et le 30
Mars 1995
Studio: Hellspawn/Unisound Studios
Cover art par: Necrolord
Photo par: Oscar Matson
Jon Nödtveidt
- Chant & Lead, Rhythmique, Acoustique Guitares
Peter Palmdahl
- Basse
Ole Öhman
- Batterie
Johan Norman
- Guitare
Erik "Legion" Hagstedt - Backing vocals sur
"Thorns Of Crimson Death"
Tony "IT" Särkkä - Backing
vocals sur "Soulreaper"
Alexandra "Axa" Balogh - Composition et
performance sur "No Dreams Breed In Breathless Sleep"
C'est en 1995 , entre le 17 et le 30 mars précisément , que Dissection décide
d'enregistrer le digne successeur de leur remarqué et remarquable premier album
The somberlain ( 1993 ) .
Et quel successeur ! 2 ans de composition auront
été nécessaire pour donner vie ( ou plutôt mort ... ) à cet opus qui a marqué
pour toujours le milieu du metal extreme . Milieu en recherche perpétuelle de
brutalité pour certain , de mélodies pour d'autre et d'ambiance ou encore de
quête spirituelle . En effet le 17 janvier 1996 , date de sortie de Storm of the
light's bane , le temps s'est arrêté et Dissection à mit tout le monde d'accord
avec un album brillant voir parfait mais étonnement naturel visiblement . Pas de
surenchères dans aucun domaine quel qu'il soit ( mélodies , technique musicale ,
paroles ou chant ) . Dès lors , même le profane ne pourra reconnaître le talent
ici exprimé .
" At the fathomless depth " est la parfaite introduction à
cette volonté puissante d’en finir avec la lumière et la bonté . Grâce à ses
accords et ses mélodies si typiques et surtout grâce à ce son de guitare
enchanteur désormais devenu culte , l’auditeur pénètre immédiatement et malgré
lui dans un monde absolument unique ou obscurité rime avec normalité . Des les
premiers instants on sent définitivement que les sujet traités par le groupe ne
sont on ne peu plus sérieux et réels , la musique en est une preuve concrète .
Pour faire si sombre , il faut une motivation importante .
Puis la tempête
commence … Le roulement de toms du début de Night’s blood coïncide parfaitement
avec la fin de l’intro et laisse se déchaîner sur nous un flot de violence qui
engendre bien vite la naissance de nouvelles atmosphères jusqu'à la inconnues
dans le metal ( voir même dans la musique ) . Le morceau , parfaitement
structuré , laisse doucement mais sûrement une ambiance unique se mettre en
place jusqu'à ce que l'auditeur , désormais habitué mais toujours stupéfait ,
ressente une sensation jusqu'à là inconnue . Sensation de grandeur qu'il
souhaitera revivre au plus vite ( à moins qu'il ne soi un metalleux basique en
recherche de " gros son " ou de barbarie primaire car c'est une musique d'homme
) ... En effet , qui goûte au divin n'a plus qu'une idée en tête , réitérer
l'expérience tellement c'est délicieux et nouveau ( comme quoi il ne faut jamais
avoir peur de l'inconnu . ) . Dès lors c'est l'escalade ; Il en faut toujours
plus . Et c'est ce que fourni malgré lui Storm of the light's bane . Une
escalade vertigineuse aux cimes de l'obscure . Le refrain accrocheur se pose en
vainqueur et laisse la place à une partie acoustique du plus bel effet , comme
si quelque chose d'inexorable s'était installé . La pente devient vraiment raide
quand commence les premières notes de Unhallowed , mais qu'est ce que c'est
jouissif de gravir ces échelons . Cette chanson est salvatrice . Elle convertira
les plus sceptiques qui pense que violence et mélodies / atmosphères ne font pas
bon ménage ... Qu'à cela ne tienne , le sujet est parfaitement maîtrisé et le
groupe nous assène toujours cette volonté d'installer l'obscure en tant que
divinité dans ce monde ... Des chansons aux vertus magiques et concrètes ?
Pourquoi pas . Ca a marché sur moi en tout cas . Quand à ceux encore indécis
à la suite de Night's blood , je pense que Unhallowed enfoncera le clou un peu
plus profond . Dissection ne laisse pas indifférent .
Where dead angels lie
, la chanson suivante , arrive et dépose doucement des normes nouvelles pour un
monde nouveaux . Considéré par beaucoup comme le morceau ultime du groupe ,
Where dead angels lie affiche un talent de composition certain . À l'origine il
devait être un morceau de guitare classique ( dans la veine des interludes de
The somberlain ) , mais l'ajout de la saturation sur ces notes somptueuses
permet de franchir un pas de plus dans la quête de Jon Nödtveidt . Quand au
texte , il fait corps et âme avec la musique , rendant le tout homogène voir
parfait ...
D'une certaine manière les paroles de Where dead angels lie
donne suite à Feathers fell . Preuve que Dissection a su évoluer dans son
concept sans changer de direction .
Le morceau suivant , Retribution - Storm
of the light's bane , est un foudroyant coup de marteau dans la gueule de
l'auditeur . Mais tout en subtilité comme d'habitude . La violence évoqué ici
renvoi directement au titre et à sa volonté extrême d'installer un nouveau
royaume ou les musiciens pourraient enfin se sentir chez eux . La subtilité
mentionnée quelques lignes plus haut est toujours de rigueur , elle permet de
comprendre qu'à travers toute cette violence , le contrôle est toujours gardé .
Ce qui laisse deviner une stratégie bien étudiée afin d'arriver à un but précis
. Là encore je ne pense pas que le hasard ai sa place . Dissection n'est
définitivement pas qu'un groupe de musique . Il y a une âme derrière tout ça ,
une quête , une évolution ...
Pour comprendre Thorns of crimson death
totalement il faut tout d'abord regarder la pochette de Storm of the light's
bane , et surtout déceler l'ambiance qui y est représentée . Il faut aussi lire
les paroles et imaginer ce Mal intemporel qui y est décrit . Se représenter
cette place vieille et remplie de souvenirs ... Bref unir visuel , son et
réflexion . Faire un tout de Dissection qui créer au fur et à mesure de cet
album un monde bien spécifique et pas si irréel que ça ... Thorns of crimson
death débute sur un passage acoustique du plus bel effet ou les émotions sont
toujours présentes mais jamais naïves . Le mid tempo général du morceau laisse
la place aux guitares afin de faire évoluer l'atmosphère librement . Tour à tour
des parties virulentes et acoustiques se présente pour explorer les différentes
facettes exposées dans le texte . Certainement le morceau le plus mélancolique (
dans le bon sens ) de l'album .
Soulreaper , quand à lui , nous sert comme
toujours de magnifiques riffs accompagnés d'une agression constante . La mort ,
obsession du groupe , prend toute sa splendeur dans ce titre si expressif ou le
terme infernal semble le plus approprié . La fin , répétitive mais évolutive ,
entraîne l'auditeur dans un tourbillon épineux avant de le laisser pour mort
quand démarre No dreams breed in breathless sleep , sorte de marche funèbre au
piano composé par Alexandra Ballogh et qui clôture magnifiquement un chapitre
important de l'histoire du metal extrême . Souvent critiqué depuis la sortie de
l'album , No dreams breed in breathless sleep , bien que non metal , est une
partie indissociable de Storm of the light's bane . Il illustre la victoire de
la mort et du Mal dans ce monde de lumière avec brio .
Tout est parfait
ici , même l'ordre des morceaux ne pourrait supporter le moindre reproche .
Chaque détails est peaufinés , les blancs entre les chansons ont la durée
adéquate afin de valoriser le dernier accord de la chanson passée et le premier
de la suivante . Les cris sont parfaitement dosés . Chaque note est maîtrisée .
La basse de Peter Palmdhal est assez présente pour gonfler l'atmosphère . Le son
des guitares , avec une légère reverb , nous fait ressentir une réelle froideur
. La batterie de Ole Öhman , inventive et puissante , s'adapte à chaque
atmosphère et le chant crié reste toujours pur afin de déclamer fièrement la fin
d'un règne de second ordre . Quand au visuel de l'album , il parle de lui même
.
Sorti en Digipack , CD , LP noir , LP bleu et Picture Disk , maintes fois
réédité , souvent copié mais inégalé : Storm of the light's bane restera à
jamais un monument d'obscurité aussi bien au niveau musical que spirituel .